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ROSELLO's FAMILY

on n'a pas le temps de s'ennuyer...

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LUDOVIC ROSELLO

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Le plus des sourire est celui de ma petite famille, des palpitations de l'amour, et des discordes passagéres. Tout les fleuves vont à la mer et la mer n'est pas remplie.

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November 06

hey ho


 
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boby lapointe

 free music
October 23

Matisyahu live to stubb'Hassidic Reggae

  free music

July 24

Bollywood au rendez vous

 
 
 Rien de tel que le Cinéma indien pour vous remonter le Moral,
Car la culture cinématograhique indienne est exeptionnelle
Certains d'entre vous me dirons que les films incarnent
 le kitchissisme au plus haut point, Mais il est tellement bon.
Je pense que cette culture est grande et que son cinéma
reste unique, prenant en compte
les états d'âmes de son peuple.
 Le 7eme art indien est la preuve vivante que l'on peut divertir
 sans tomber dans les stéréotypes Hollywoodiens.
 

Devdas (Édition Prestige 2 DVD)

 
 
 
 
 


Ces drôles de criminels de guerre israéliens

Curieusement, les soldat israéliens, connus pour leur sauvagerie,
leur propension aux massacres et aux crimes de guerre,
et surtout pour leur absence totale d’humanité,
ont un défaut dans leur cuirasse maléfique.
Lequel ? demanderez-vous sans doute.
Je vais céans vous le révéler.
Mais n’allez pas le dire à tout le monde
 et surtout pas aux membres des Tanzim, des Brigades d’Al Aqsa et du Hamas....

Le soldat juif ne peut supporter que son ennemi aie soif.
Comme l’atteste la photo ci dessus:

Je sais : certains crieront à la mise en scène.
Surement, l’abreuvé est un Israélien déguisé en Palestinien!
 Et regardez l’autre, aux mains liées dans le dos.
 Pourquoi ne fait-il pas face à la caméra? - Pour qu’on ne voie pas que c’est un Israélien,
 ou pour cacher son visage tuméfié par les coups que ces brutes sionistes ne se sont certainement pas gênées pour lui porter...

 Ce que je sais moi, c’est que, n’en déplaise aux calomniateurs,

un Juif, même soldat, reste humain. Il y est obligé par la Bible elle-même, qui lui commande : "Si ton ennemi a soif, donne-lui à boire" (Pr 25, 21). Mais, même agnostique, un Juif est comme ça. Il crie jusqu’au ciel quand on le persécute. Il jure qu’il se vengera de ses tortionnaires et de ses meurtriers. Et lorsque ces derniers tombent entre ses mains, il en a pitié. Parce qu’un Juif restera toujours un Mensch - un être humain.

Et croyez-moi, il est arrivé - et il arrivera encore à beaucoup d’entre nous - de maudire notre nature qui nous a faits incurablement sensibles à la douleur et à la mort d’autrui. Nous avons été trop déshumanisés, torturés, assassinés, pour être capables d’infliger le même sort à d’autres. Quand nous tuons, ce n’est jamais par haine, mais uniquement pour nous défendre.

Notre empathie est incurable.

L’ennui, c’est que nos ennemis le savent et que nous ne leur faisons pas vraiment peur...






May 17

Tonton


A la mémoire de mon oncle Gilles, Eliyahou, Parenti, qui à quitté ce monde le jour de Lag'ba omer, le 16 mai 2006 puisses tu reposer en paix auprés des grands sages.

April 28

Du soleil ou pas aujourdhui

LA METEO DU   

                            

                               Aujourd'hui

                           

        LA METEO DU 

     

                    Demain  

                           

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March 31

vie

Merci Mon DiEu de me donner une fois de plus cette immense allégresse
qui envahie mon cœur celle d'être Père.
 
Puisses tu veiller à nos enfants et notre couple.
 Ne pas nous entrainer dans la spirale de la routine
 
Et perpétuer l'enseignement de tes préceptes avec sagesse
harmonie et tolérance.
 
Donne à ceux qui sont dans la difficulté d'être parents la chance de pouvoir enfanter et ma femme de poursuivre sa grossesse en toute sérénité.


November 04

La jungle en folie

Fait chiez, pendant que certain meurent en asie avec des cacas aviaires, d'autre crétins brulent des voitures et jouent à la guerre du feu avec le gouvernement. C'est la zone dans ce bled On fait des lascars des martyrs et bientot l'on déposera une gerbe sur la tombe du lascar inconnu.
 
Si la france veut envoyer des Flics dans les cités c'est trop tard.
 
Tout simplement les gars de la cité ont répondu aux voix de certain comme N.T.M. et le MInistere Amer
 
"Mais qu'est ce, Mais qu'est ce qu'on attend pour foutre le feu" parole du groupe ntm
 
" pas de paix sans que babylone paie, est ce que tu le sais...Sacrifions le poulet" Ministere Amer.
 
ET C'EST PAS NOSTRADAMUS QUI L'A DIT...
 
Alors...Cours plus vite que les balles, car sinon c'est la peine maximale ou la pierre tombale...


notre fils

Le petit bout qui gigote dans le lit se prénomme Zachary, notre petit prophéte, cadeau du ciel et de l'amour.
Avec ta mére, penchés au dessus de ton lit nous contemplons la douceur angevine et la serénité de ton sommeil,
Des projets se bousculent, ceux qui te donneront vie heureuse.
 
De t'aimer et de te chérir, de te donner une éducation à la mesure de la sagesse. Tu es notre fierté, notre revanche sur la vie, un pied de nez à tous ceux qui ne croyaient pas en nous, tes parents.
Quant aux moralisateurs et au donneurs de leçon hé bien!!! laissons les parler



notre fils

Simplement tendre l'oreille pour sentir ta respiration, me poser avec ta mére au dessus de ton lit pour admirer en silence la douceur qui s'échappe de ton sommeil angevin. A ce jour notre combat et de te donner un nom et un maximum d'amour, de tendresse et de joies que tu nous rends à chacun de tes sourire.
 
 


July 19

les yeux d'elsa

        Tes yeux sont si profonds
qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa


Louis Aragon

Extrait de "Les Yeux d'Elsa"
édition Séghers.

June 28

" I have a dream" M.Luther king

“ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”. Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve ! Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve ! Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair. Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité. Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai. Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire ! Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York ! Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie ! Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado ! Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie ! Mais cela ne suffit pas. Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie ! Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee ! Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté ! Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”.

l'étoile d'or

C'était un pauvre paysan Qui cultivait depuis longtemps Son tout petit lopin de terre, Petit lopin de rien du tout, Rien que du sable et des cailloux, Quatre sarments sous la lumière. Cet homme partageait son temps Entre son Dieu et ses enfants, Entre son champ et ses prières Et n'avait qu'un petit trésor : Une étoile d'or... Un jour qu'il soignait ses raisins, Il vit venir tous ses voisins En cavalcade à ses frontières. Il vit briller leurs grands couteaux. Il leur dit : "Voulez-vous de l'eau ?" Ils répondirent : "On veut ta terre." "En quoi vous gêne-t-il, mon champ ?" Ils répondirent : "Allez, va-t-en !" Il prit son livre de prières, Il prit sa femme et ses enfants Et son étoile d'or... Ainsi partit le paysan, En traversant la nuit des temps A la recherche d'une terre. "Mes bras sont forts, j'ai du courage. J'accepte même un marécage... " Il ne trouva que des barrières. "T'es pas d'ici, t'as un accent. Fais-toi prêteur, fais-toi marchand Mais tu n'auras jamais de terre. On se méfie de ton trésor, Ton étoile d'or... " Faute d'avoir un champ de blé, L'homme se mit à cultiver Son petit champ dedans sa tête. On le vit scribe et puis docteur Puis violoniste et professeur, Peintre, savant ou bien poète. "Tu fais du bruit, tu vends du vent. T'as trop d'idées ou trop d'argent. T'es un danger pour qui t'approche. On va te coudre sur la poche Ton étoile d'or... " Et vint le temps des grands chasseurs, Des chiens d'arrêt, des rabatteurs. Ce fut vraiment la grande fête. Demandez-le aux bons tireurs : Avec l'étoile sur le cœur, On traque beaucoup mieux la bête Et notre pauvre paysan Perdit sa femme et ses enfants Et puis le cœur et puis la tête. Il n'avait plus que son trésor, Son étoile d'or... Alors il traversa la mer A la rencontre de sa terre. C'était ça ou bien se pendre. "Revendez-moi mon vieux désert. - Tu sais, ça va te coûter cher. - Tant pis : je prends ! - Tu peux le prendre." Le temps de tracer un sillon, Un coup de feu à l'horizon. Il bascula dans la poussière. Du sang par terre et, sur son front, Une étoile d'or, Une étoile d'or...
June 25

tout les fleuves vont à la mer

Que reste t-il de la peine que l'homme se donne sous le soleil ?

Une génération s'en va,une autre arrive,et la terre ne bouge pas.

Le soleil se léve, le soleil se couche, il cherche son point de départ

pour se lever à nouveau. Le vent va vers le sud, tourne vers le nord,

tourne et retourne sur lui même toujours.

Tout les fleuves vont à la mer et la mer n'est pas remplie.

Le lieu vers lequel ils se dirigent, c'est là qu'ils veulent aller.

Elles sont dures les choses de la vie.

Aucune parole ne peut les décrire, l'oeil ne se rassasie pas de voir,

ni l'oreille d'écouter

extrait de l'Eclesiaste

June 20

Maroc

Ma patrie est un visage, une lueur essentielle

Une fontaine de source vive

C'est une main émue qui attend le crépuscule

Pour se poser sur mon épaule

C'est une voix de sanglots et de rires,

Un murmure pour les lévres qui tremblent,

Ma patrie n'a d'horizon, qu'une tendresse retenue

Dans les yeux noirs une larme de lumiére; Sur les cils,

C'est un corps de tourments précieux,

Comme une touffe de racines voisin de la terre chaude

C'est un poéme engendré par l'absence

Un pays à naitre au bord du temps et de l'exil

Aprés un sommeil profond

Suspendu à un arbre aux branches fragiles frappées par le vent.

Tu me dis ce pays exilé dans les mots,

Tu t'es assise à la terrasse du crépuscule

Pour boire un café et rire

Un petit vent passe chargé d'odeurs et de parfums

Les épices voyagent comme les souvenirs et les pierres

Cardamome et roses séchées

Le soir les objets dansent dans la marre de l'oubli

Tahar Ben Jelloul (1944...)

Voyage dans la nuit

J'ai marcher seul, longtemps dans la nui

Où est le phare qui tourne et donne loin?

Je suis plus aventurier que les arbres

Qui vont à grands pas dans les savanes

A petit pas dans les bois.

J'ai quitté tôt la bordure du jour

et j'ai pris le soleil couchant

Pour la premiere borne de ma route

Je n'ai pas vu l'étoile qui guide

Le berger de la nuit

J'ai plonger dans le temps pour retrouver

Mes ailes perdues au fond des âges

En oiseau diurne , amoureux de ténébres

J'ai parcouru le terrain vague de la nuit

je suis presque un vampire

Je ne demande plus que les antennes

La vie est parfois plus obscure que le fond de ma gorge,

Et je vais par tous monts et vaux de la nuit

Voici que le soleil dresse mille doigts contre la terre.

Je suis ravi de mon voyage nocturne

Mon corps et mes peines sont restés sur le bois de mon lit.

J.B Tati Loutard (1938...) Congo

June 18

A mon père

Abba...

Tu es l'homme qui a su me faire devenir unique

Père à mon tour tu m'a légué le flambeau

Des joies, des peines et des inquiétudes,

Les pleurs dans la nuit de mon petit bout d'homme

Des secrets qu'on lui chuchote tendrements.

Tu es l'homme qui a su me faire devenir unique

Aujourdhui tes cheveux blancs revendiquent une sagesse

Un grand père est né

Aujourdhui à mon tour d'être père,

De comprendre et d'aimer, de punir d'éduquer,

Le plus dur étant sans doute...

De ne pas reproduire les erreurs du passé,

D'acquérir une autonomie dans notre role de parents

Et d'entrevoir les sentiers de notre avenir.

Tu es l'homme qui a su me faire devenir unique.

Ton fils qui t'aime

June 16

Si c'est un homme

Vous qui vivez en toute quiétude,

Bien au chaud dans vos maisons,

Vous qui trouvez le soir en rentrant,

La table mise et des visages amis,

Considérez si c'est un homme

Que celui qui peine dans la boue,

Qui ne connait pas de repos,

Qui se bat pour un quignon de pain, Qui meurt pour un oui, pour un non,

Considérez si c'est une femme,

Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux

Et jusqu'à la force de se souvenir,

Les yeux vides et le sein froid

Comme une grenouille en hiver

N'oubliez pas que cela fut,

Non ne l'oubliez pas,

Gravez ces mots dans votre coeur.

Pensez y chez vous, dans la rue,

En vous couchant,en vous levant

Répetez les à vos enfants,

Ou que votre maison s'écroule,

Que la maladie vous accable,

Que vos enfants se détournent de vous

Primo Levi (1919-1987)

Qui est tu ?

Qui est tu ?

Je suis Mamadi fils de Dioubaré

D'ou vient tu ?

Je viens de mon village

Où vas tu ?

A l'autre village

Quel autre village ?

Quelle importance, je vais partout ou il y a des hommes, C'est ainsi ma vie.

Que fais tu dans la vie ?

Je suis griot, m'entends tu ?

Je suis griot, comme l'était mon père,

Comme l'était le père de mon père,

Comme le seront mes enfants.

Je suis griot pour vivre comme au temps anciens.

Des feux de joie et des danses rituelles

Et chanter les hauts faits des vaillants guerriers, Et la bonté du riche

Qui laisse son miel couler dans ma calebasse

Et son mil joncher le sol de ma case.

Je suis griot m'entends tu ?

Je suis griot comme du temps où nos pères,

Ouvraient le coeur à la naissance du jour, et l'hospitalité au voyageur inconnu,

Attardé sur la route de la nuit.

Je suis descendant de Diéli, l'homme à qui son frére donna,

Sa propre chair et son propre sang, pour déjouer la faim terrible

Dréssée sur le sentier brulant de la forêt, comme le masque menaçant du squelette de la

mort. Je suis....

Je suis enfant de Guinée, je suis fils du Mali, je sors du Tchad ou du fond du Bénin,

Je suis enfant d'Afrique... Je met un grand boubou blanc, Et les blancs rient de me voir,

Trotter les pieds nus dans la poussiére du chemin...

Ils rient, qu'ils rient bien, Quant à moi je bats des mains et le grand soleil d'Afrique,

S'arrête au zénith pour m'écouter et me regarder,

Et je chante et je danse, et je chante et je danse

Francis Bebey (1929....) Cameroun

June 15

Un père bénit son fils qui part au loin

Va bien ton chemin mon fils,

Que les Si et toi marchiez du même pas,

Qu'il soit avec toi,

Qu'il soit ton oeil,

Qu'il soit ton pied,

qu'il soit ta main ,

qu'il soit ta bouche, car tu es mon bâton,

Tu es ma poitrine, tu es mon dos, tu es mon oreille...

Que le serpent s'arrête à ta gauche dans les herbes,

Que le hibou ne dérange pas tes nuits, ton sommeil.

Que le poison des méchants, soit sucré dans ta bouhe,

Que le tarot des mauvaises femmes te fortifie, que l'eau étrangère ne t'attrape point,

Que l'eau étrangère te fasse pousser comme le baobab,

Avec son tronc fort, avec ses branches noueuses,

Car mon fils, une fois que le Si t'accompagnera,

Tu seras tout cela...

Tu seras l'eau qui traverse les rochers.

Aime les hommes, l'huile avec l'huile

Pas l'eau avec l'huile, Mais, sel dans l'eau

Poème Bamiléké du Cameroun

 

 

 

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